D'autre part, la mise en scène balourde (il n'y a pas d'autre mot) de Shawn Levy handicape profondément l'ensemble. Le réalisateur est tout bonnement incapable de donner du rythme à son film, et surtout, erreur impardonnable, il ne sait pas exploiter son acteur principal. C'est bien simple : on a tout bonnement l'impression que sa prestation est reléguée au second plan (!). Belle preuve du manque de compétences de Shawn Levy. La géniale folie de Ben Stiller s'accorde bien mal à un cadre si étriqué, et l'on se sent frustré de ne jamais assister à un coup d'éclat que l'on se devait d'attendre. D'autant plus que les seconds rôles sont également sacrifiés, et s'apparentent bien plus à des apparitions de guests de luxe (on ne voit effectivement pas bien l'intérêt du cow boy Clive Owen et du général romain Steve Coogan), à l'instar de Mickey Rooney, pourtant adorable dans son rôle de papy à la langue bien pendue. Quant à Robin Williams, son personnage de grand maître sage est si caricatural qu'il en devient fatalement ennuyeux.